15.03.2007

Le sport ça fait vraiment du bien ! (?)

medium_LARA.jpgUn jour de Septembre en me réveillant j'ai réalisé que le temps passait.

J'ai beaucoup réfléchi, environ 4 minutes et je me suis mis en tête une idée que certaines jugeront farfelue.

Je voulais avoir le corps de Lara Croft...j'avais les seins,  il ne me manquait plus que ...tout le reste.

Alors j'ai absolument harcelé mon CE pour avoir le précieux pass qui me conduirait droit au bonheur d'être désirée de toutes et tous. J'ai mis 3 mois à les obtenir et j'ai bien failli d'ailleurs être licenciée pour "prise d'otage d'un membre du comité d'entreprise dans l'exercice de son incompétence ses fonctions."

 

 




En attendant mes pass et comme l'impatience est un de mes premiers atouts défauts je décidai de chausser mes baskets et de faire ce que je n'avais pas fait depuis mes 15 ans , COURIR!

Je précise à celles qui n'ont pas encore compris, que je fume, je bois du champagne et du jus de pomme à la vodka. Que le sport  est pour moi un concept très pur, très sain mais que c'est resté un concept depuis ma sortie du Lycée.

Bref, j'enfourche mes sketba, colle mon ipod et me mets à parcourir les boulevards. Je découvre tout de suite un autre Paris, une autre vision de la ville.J'emprunte les boulevards et rage de rencontrer parfois des passants qui ne bougent pas d'un pouce à ma vue de bolide...

Je réalise alors très vite que je peux courir et réfléchir en même temps. je m'évade avec plaisir, traversant les ponts dans la nuit, casquette vissée.

Très vite cela devient une drogue, encore une...et je me mets à courir tous les jours, renoncant à tous les apéros mondains, aux invitations de toutes sortes. 

Et puis le pass arrive enfin..j'exulte..au départ du moins.

Je file chez GO SPORT et dévalise le magasin..medium_6705_medium_go_sport_140.gif.je ne sais pas faire autrement que de m'acheter toujours tout le matériel ou l'uniforme quand je commence quelque chose. Ca me rappelle cette fameuse fois où je m'étais inscrite au Kung Fu ayant acheté la tenue complète me prenant pour Bruce Lee et abandonnant au second cours; ou alors quand je me suis mise à la sculpture, et que j'ai fait un carnage chez Rougier et Plé pour me rendre compte rapidement que mes oeuvres ne valaient pas celles des gamins de 5 ans...l'innocence en moins qui plus est...

Bref je prends une carte de fidélité chez Go Sport, le mec de la sécurité m'appelle par mon prénom, la caissière veut que je sois la marraine de son fils et le Directeur veut m'embaucher. 

Premier jour au Club où j'ai évidemment entraîné une amie ( je vous ai pas dit mais récemment une étude a démontré que j'étais dans la catégorie des leaders, bon aussi des mégalomanes mono-maniaques), j'arrive, habillée en sportive total look, enfin en gouine quoi. Mon amie ne me reconnaît même pas sur le coup d'ailleurs.

J'entre..je donne ma carte de membre, ouais ca y est je suis membre et si je veux je me la raconte!

Quelle odeur, un mélange de sueur, de l'eau de piscine, de plastique, de rage, de narcissisme..immédiatement j'aime. Je descends l'escalier et je découvre un atelier clandestin..des dizaines d'hommes et de femmes essayant d'oublier tous leurs problèmes, pédalant, courant, climbant, ramant, steppant.

Je traverse cet atelier avec admiration et étonnement, sac de sport en bandoulière, casquette vissée (encore)...Je me dirige vers les vestiaires tout en jetant un oeil oblique à une salle vitrée où je remarque une quarantaine de personnes sautillant, écartant les bras en parfaite synchronicité sur une musique techno assourdissante.

Les Vestiaires: Un très grand moment de solitudemedium_Poulailler1.jpg

Et là c'est l'apothéose. Une odeur humaine insoutenable, une cacophonie inouie.

Je me faufile au milieu de corps dodus, nus pour la plupart. Des femmes aux chairs flasques sur des pèse personne ou  devant le miroir à se badigeonner de crème. Je réprime un violent haut-le-coeur. Je décide de ne pas flancher. Je poursuis jusqu'au fond du vestiaire.

Je me trouve un casier, je me déshabille à la hâte et enfile mon jogging. Je m'assieds sur un banc libéré du fessier d'une de mes congénères (beurk). Je lace mes baskets de salle (du coup ben j'ai plusieurs paires..je suis à fond)..pendant ce précieux préliminaire, n'ai-je pas l'angoisse de découvrir, en levant la tête, effarée, une femme d'une cinquantaine d'années, nue comme un ver, qui colle avec audace son sexe dans ma figure, mangeant naturellement sa pomme et parlant à une autre pseudo-sportive nichée dans ma nuque (je mange moi aussi mes pommes nue comme l'animal qui s'y loge, tous les jours bien sûr mais CHEZ MOI merde!)

Je craque ou pas? non je ne flanche pas..Miss C, pense à tous ses muscles qui pourraient se dessiner, à tes formes envoûtantes; tiens bon!

Je cours dans la salle de torture..là encore plus de monde que tout à l'heure...ah..apparemment il faut faire la queue comme au supermarché..je trouve enfin un vélo libre...j'y monte et ipod à l'oreille, pédale, mi ernervée, mi-amusée, mi-affolée.

Je découvre à ma gauche, un homme sans expression, je me dis qu'il doit pédaler depuis 3 jours environ car il est à un rythme très régulier, en short, avec un tee shirt trempé, blanc plaqué au corps...on dirait un crapeaud qui sort de la rivière..bon je continue, je continue..je ne flanche pas..j'essaie tous les engins..mais au bout d'un moment je suffoque, je rejoins les vestiaires et me change sans me doucher ne souhaitant pas pousser plus amont ma plongée participative à cette étude ethnologique anthropologique. Je suis à 15 minutes de chez moi..chez moi, avec moi et moi seule..quelle joie !

 Voilà pourquoi les gens sont si agressifs sur leurs appareils...ils sortent juste des vestiaires...c'est une réaction à la violence qu'ils ont reçue...ils expulsent! 

Malgré ce premier jour éprouvant, sachez que je tiens bon chaque jour et développe pour le coup une imagination extraordinaire assise sur mon vélo où je vois défiler mille paysages, ou je pourrais vous parler de cette magnifique rivière sur laquelle je rame, et ces magnifiques escaliers des pyramides mexicaines que je monte avec extase...non décidément le sport développe l'esprit.

 

Alors Mesdames si j'ai disparu c'est pour plusieurs raisons:Lesquelles?:

1/Je me suis évanouie et retrouvée enfermée dans les vestaires vivant là une profonde expérience métaphysique.

2/ J'ai renoncé aux femmes et à leurs corps depuis qu'elles se pavanent nues devant moi. C'est comme manger trop de foie gras à noël 

3/Je ne sors plus dans les bars ni les soirées car je vois déjà tellement de monde dans ce club, je suis écoeurée des êtres humains en général.

4/ J'ai arrêté de boire, de fumer, de sortir, de draguer medium_maryse-manios.jpg

 

Bientôt je vous parlerai du Basket..ma prochaine marotte...ca me fait penser que je dois aller chez Go Sport pour le ballon et le tee shirt de Jordan pour mon entraînement de Samedi...

Miss C 

Commentaires

Oserais-je vous emboiter le pas, vénérable Miss C ?

Et pourtant, j'avoue : je cours aussi. On me dit même grande coureuse (vous parliez des rumeurs).
Je cours comme tout le monde, je présume, lorsque j'ai une carotte sous le nez.
Une première catégorie. Bio. racée et plantureuse. Souriante aussi mais pas trop courge.

C'est parfois difficile de choisir la bonne carotte, celle qui affiche deux belles fesses rebondies comme des melons sans avoir un pois chiche dans la tête, une gentille pas trop bonne poire, une décontractée pas fagotée comme un sac à patates pour autant, une sélective qui ne vous jette pas des peaux de bananes tout au long du chemin.

Au final, difficile aussi de savoir si quand la carotte vire au rouge tomate, c'est parcequ'elle est sensible à votre charme ou juste épuisée de ses kilomètres de foulées et si elle préfère en somme, les pauses abricots aux concombres.

Au plaisir.
Glam.

Ecrit par : Glam | 16.03.2007

Glam and Shine ? j'aime beaucoup c'est très marrant.

Ecrit par : samessa | 16.03.2007

Chère Glam,
Vous me voyez ravie de votre pénétration de ces lieux que certaines disent maudits.
Votre description maraîchère et phallique des objectifs qui vous font avancer me laisse penser que vous ne devez pas être éloignée de vos temps hétérosexuels.
Qu'à cela ne tienne vous êtes la bienvenue!
Je constate que vous-même souffrez de la rumeur et que plutôt que vous laissée distancer vous courrez pour la précéder.
Chère amie, je comprends parfaitement votre discours sur la carotte...je tente d'en faire un élevage...pour continuer à avancer..N'hésitez pas à m'emboîter...le pas..
Mes foulées me mènent sur les boulevards du centre de Paris...A très vite joggueuse..

Ecrit par : MissC | 16.03.2007

Vraiment très drôle ta vision des salles de sport (et de leurs vestiaires!). A ce niveau là, c’est plus uniquement de la motivation mais de l’abnégation, non? Vivement le récit du basket!! T’es dans le 5 majeur au moins ou on va carrément vivre, en exclusivité, un match depuis le monde très, très fermé du banc des remplaçants?
Et alors, d’un jour de septembre à un jour de mars, Lara Croft s’esquisse t’elle en toi? Merci, en tout cas, ça m’a fait beaucoup rire…

Ecrit par : l'Amazone | 20.03.2007

Ecrire un commentaire